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Région

La commune de Penmarc'h ou Penmarch  fait partie du canton du Guilvinec. Penmarc'h fait partie  de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne).

 

                       

 

Penmarc’h ou Penmarch vient du breton « penn » (tête) et « marh » (cheval). 

Le nom de Penmarc’h ou Penmarch s’est substitué à partir du XVIIIème siècle à celui de Tréoultré. Tréoultré était une possession de l’abbaye de Loctudy. Aux XIIème et XIVème siècles, Tréoultré vit des pêcheries et des sécheries de poissons. De 1490 à 1520, c’est la zone la plus importante d’armateurs de l’Ouest européen. 

La commune de Penmarch comprend aujourd’hui les trois paroisses de Penmarc’h (ex. Tréoultré), Kérity et Saint-Guénolé. On y comptabilise quatre agglomérations : Kérity, Saint-Pierre, Saint-Guénolé et le bourg. La paroisse de Penmarc'h est une des plus anciennes de l'évêché de Cornouaille. Au XIVème siècle, au Cartulaire de Quimper, elle porte le nom de "Tuorte-n-Abad". Au XVIIème siècle, elle se nomme tantôt "Trèoultrè" tout court, tantôt "Trèoultrè-Penmarc'h", ou, tout simplement, "Penmarc'h". Enfin, en 1740, le nom de Trèoultrè disparaît et la paroisse prend définitivement le nom de Penmarc'h.

En 1404, une flotte anglaise, sous les ordres de l'amiral Wilford, ravage Penmarc'h et le Conquet. Pendant les guerres de la Ligue, en 1595, les habitants de Penmarch, pour se défendre contre de la Fontenelle, fortifient une maison à Kérity, mais la majeure partie de la population se réfugie dans l'église de Tréoultré, transformée en citadelle où ils seront massacrés. 

Kerity est au XVIème siècle, le centre commercial de Penmarc'h. Les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, possédait à Kervily, faubourg de Kerity, la chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue.  

On rencontre les appellations suivantes : Trebotref (vers 1330), Tuortre Nabat (en 1349), Treffuortre (en 1368), Trouortreffnabat (en 1389), Treuoltré (en 1420), Treoultrenabat (en 1443), parroesse de Treoultre, terrouer de Penmarc (en 1592), Treoueltre (en 1675). 

Pour Kérity, on rencontre les appellations suivantes : Quirithi (entre 1184 et 1189), Queriti (en 1198), Carrti, Keriti (en 1202). 

Nota : les habitants de Penmarc'h sont connus sous le nom de Bigoudens. La coiffure bigouden comprend trois parties : on appelle "tale-denn", la partie de la coiffure blanche s'étendant du front au sommet de la tête ; le serre-tête en étoffe enrichie de dorures ou clinquants s'appelle "Coëff-blèo" ; la "rogerès" est une bandelette qui retient les cheveux ramenés sur le sommet de la tête. L'habit des hommes s'appelle costume "Montauban", parce qu'autrefois, par économie sans doute, on conservait la bordure avec la laize. 

 

MONUMENTS

l’église Sainte-Thumette (XVIème siècle), restaurée au XXème siècle, et ancienne chapelle de Kérity. Abandonnée sous la Révolution, l'église tombe en ruines avant d'être restaurée. En 1808, le clocher s'écroule et la cloche est transportée à la chapelle de Notre-Dame de la Joie. Dans la façade ouest s'ouvrait jadis un portail en anse de panier, surmonté d'une contre-courbe et d'un fronton, accolé de pinacles à crochets. L'intérieur comprenait une nef séparé de l'unique bas-côté nord par des piliers ronds ou octogonaux, soutenant des arcades ogivales. Sainte Thumette (santez Thunvez), patronne de l'église de Kérity, est l'une des onze compagnes de sainte Ursule ;

l’église Saint-Nonna (XVIème siècle), ancienne église paroissiale de Tréoultré. L'entrée de l'enclos (XVIème siècle) s'appuie sur le pignon d'un ossuaire en ruine. Les puisants contreforts de la tour, restée inachevée, sont garnis de gargouilles. La façade est décorée de navires avec châteaux d'arrière surélevés. Sur le milieu de la toiture s'élève un clocher relié à deux tourelles latérales par des galeries ajourées en quatrefeuilles. Le chevet plat de l'église est ajouré d'une grande fenêtre centrale et de deux fenêtres latérales plus petites. La nef et les bas-côtés sont séparés par des arcs ogivaux reposant sur des piliers sans chapiteaux. La maîtresse vitre contient des restes représentant des scènes de la Vie et de la Passion du Christ : dans les soufflets du tympan, on voit les armoiries de France et de Bretagne, en supériorité, puis celles des barons du Pont en alliance avec les Rostrenen, les De Brosse, les Rohan et les Bourbon-Navarre. D'autres vitraux plus récents datent de 1863-1870 et sortent des ateliers du Carmel du Mans : ils représentent sainte Thumette, saint Pierre et saint Paul, Notre-Dame de la Joie, saint Fiacre et saint Guenolé. Le bénitier, placé près de la porte Saint-Guénolé, date de 1614. La sacristie date de 1789. Sous le fenêtre principale se trouvent l'ancienne sacristie ou chambre du trésor. La chaire à prêcher est l'oeuvre de M. Daoulas de Quimper et date de 1875. Les lambris et la charpente de l'église ont été refaits vers 1824. Un très grand nombre de statues anciennes du XVIème-XVIIème siècle parent l'église : saint Michel, sainte Anne, saint Gildas, saint Nonna, sainte Thumette, Sainte-Vierge, saint Corentin,... On y trouve plusieurs pierres tombales et les armes des barons du Pont, Rostrenen, de Brosse, Rohan, les Bourbon-Navarre. On identifie saint Nonna avec saint Vougay. En breton saint Vougay ou Vouga est appelé sant Nouga. Selon la lègende, Saint Nonna ou Vougay vient aborder à Kerity-Penmarch. il aurait vécu quelque temps en ermite, dans le petit ilot portant son nom et situé non loin du port Saint-Pierre ;

l'ancienne église Saint-Guénolé (XVème siècle). En 1489, l'année qui suit son achèvement, le pape Innocent VIII, par une bulle du 11 novembre, érige Saint-Guénolé en succursale de Beuzec-Cap-Caval. La petite chapelle accolée à la tour date de 1845. On remarque au pignon est de la chapelle les armoiries de la famille Tanguy du Chastel. Dès le début du XVIIIème siècle, l'église tombe en ruines. Les Saintes Espèces sont d'ailleurs transportées dès 1722 dans la chapelle de Saint-Fiacre, aujourd'hui détruite ;

la chapelle de la Madeleine (XII-XIIIème siècle), agrandie au XVIème siècle. On y trouve deux fontaines de dévotion. L'église primitive était autrefois dédiée à Saint-Etienne et appartenait à la paroisse de Plomeur avant la Révolution. On y voyait jadis un alignement de menhirs aujourd'hui disparu ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie (XV-XVIème siècle). Cette chapelle semble bâtie, d'après Fréminville, sur l'emplacement d'un temple païen, consacré à Vénus. La façade est surmonté d'un clocher accolé de deux tourelles d'escalier. Pendant la tempête des 4, 5, 6 décembre 1896, le mur de la digue est abattu, les portes de la chapelle arrachées et l'eau est montée à 0.50 dans la chapelle ;

la chapelle Saint-Marc (XVIIème siècle) ;

l'ancienne chapelle Saint-Pierre (XVIème siècle), précédée d'une tour carrée qui constituait une défense du port, au Moyen Age. Le sémaphore était installé au haut de la tour, et fonctionnait avant la construction du sémaphore actuel ; 

le calvaire de Lescors (1618) ;

le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie (1588), restauré en 1714 et au XXème siècle ;

la croix de la Madeleine (XVIème siècle) ;

le calvaire de Saint-Guénolé ou Croix-de-Kerouil (XIVème siècle), situé rue Lucien-Larnicol ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerellec (XIXème siècle), la croix de Kergadien (Haut Moyen Age), Croas-Pen-an-Dalar située à Kergadien, rue des Alouettes (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Kérity (fin XIXème siècle), la croix du presbytère de Kérity (Moyen Age), Croix-de-Port-de-Bouc située à Kérity (XVIIème siècle), la croix monolithe de Kerradénec ou Croas-Riou, la croix de Kerradénec (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Penmarc'h (XIXème siècle), Croas-Menez-Gad située à Penmarc'h (Haut Moyen Age), le socle de croix situé à la pointe de Penmarc'h, au sud de la chapelle du Vieux-Phare (XVIème siècle), la croix de Prat-ar-Calloc'h (XXème siècle), la croix de Saint-Guénolé, provenant de Saint-Fiacre (XVème siècle), la croix de la Tour-Carrée à Saint-Guénolé (XVIème siècle, restaurée au XXème siècle), l'autre croix de la Tour-Carrée à Saint-Guénolé, la croix de Saint-Guénolé, située à l'ouest de la plage de Pors-Carn (XVIème siècle) ;

le manoir de Pors-Lambert (XVIème siècle) ;

le manoir de Kerbézec (XVIème siècle), situé en Kérity ;

le manoir de Kérousy (XVème siècle) ;

le château des Goélands (1888) ;

le lavoir de Saint-Marc (XII-XVIème siècle) ;

le piège à poissons de Pors-Carn (XIIIème siècle) ;

une maison du XIVème siècle ;

la tour carrée (1488), située rue des Primevères ;

les vestiges du Péniti (XVIème siècle), ancienne maison fortifiée puis presbytère ;

la maison Stephan (XVIème siècle) ;

le poste de garde (XVIIème siècle) ;

le phare d’Eckmühl (1897) de 65 mètres de hauteur (307 marches) et d'une portée de 35 milles. Par testament en date du 2 février 1885, Madame Adelaïde-Louise Davout d'Eckmülh, marquise de Blocqueville, décédée à Paris, le 7 octobre 1892, léguait une somme de 300 000 francs pour élever le phare d'Eckmülh ;

l’ancien phare (1835). L'établissement du phare sur la pointe de Penmarc'h est ordonné en 1793. Le 20 novembre 1835, ce dernier est remplacé par un phare de 41 mètres de hauteur et d'une portée de 22 milles ;

la mairie (1876) ;

l’ancienne école des garçons (1845) ;

une arche (1907) ;

le moulin à eau de Jéreon et les moulins à vent de St Guénolé, de Kerneil, de la Madeleine, du Poulguen ;

A signaler aussi :

 

le menhir couché de Kergedal ou Kervédal (époque néolithique) ;

 

le menhir de Kerscaven (époque néolithique) ;

 

le menhir de l’évêque, situé sur la route de Plomeur (époque néolithique) ;

 

le tumulus de Poulguen (4000 avant Jésus-Christ) ;

 

les dolmens de Kersidal et Rosmeur ;

 

un four à goémon (1835) ;

 

les rochers de Saint-Guénolé ;

 

les anciens manoirs de Kérity : Penn-ar-Pont, Pors-ar-Gosker ;

 

plusieurs maisons fortifiées à Kérity, dans le quartier de Kernévez ou Villeneuve et de Bourg-les-Bourgs ;

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